Expériences de certains pays
Le Bureau des statistiques de la Gambie ne disposait pas d'une unité de communication et de publicité désignée, mais il a collaboré avec la Commission nationale de la population dès le début de la planification du recensement. Il a donc utilisé les structures de gouvernance, l'expertise et les compétences techniques existantes en matière de communication.
Le Bureau des statistiques du Zimbabwe a d'abord pensé qu'il n'avait pas besoin d'un responsable de la communication et de la publicité concernant le recensement, et cela n'a pas été pris en compte dans le plan. Toutefois, le Bureau des statistiques du Zimbabwe a tiré parti de son partenariat et de sa collaboration avec le ministère de la Communication du gouvernement afin d'assurer une communication et une publicité efficaces autour du recensement.
En Ouganda, une stratégie de publicité et de communication a été élaborée au moment de la planification. Cette démarche a permis de rallier diverses parties prenantes à la cause du recensement.
La Sierra Leone a adopté une approche globale et inclusive afin de renforcer la confiance du public lors de son recensement à mi-parcours. De multiples parties prenantes ont été impliquées, notamment des organisations de la société civile, des commissions parlementaires, des partis politiques et des dirigeants locaux tels que des maires, des groupes de jeunes et des chefs suprêmes. Les efforts de publicité ont été intensifiés grâce à des partenariats avec les médias, des réunions publiques et des campagnes numériques. Les messages clés mettaient l'accent sur les avantages du recensement, les obligations légales et les risques liés à la non-participation. Les outils de communication comprenaient des émissions simultanées à la radio et à la télévision, les réseaux sociaux, des documents imprimés, des lignes d'assistance téléphonique gratuites et des actions de sensibilisation communautaire par le biais de crieurs publics et de véhicules équipés de haut-parleurs. Une attention particulière a été accordée aux communautés réticentes, avec des messages adaptés afin de les encourager à participer.
Le Kenya a mis en œuvre un plan stratégique de publicité et de sensibilisation concernant son recensement de la population et des logements de 2019, en engageant une agence de communication afin de gérer la campagne. Le plan a segmenté les publics cibles, allant du grand public à des groupes particuliers tels que les nomades, et a adapté les messages à chacun d'entre eux. Les activités comprenaient des points presse, la production de supports d'information, d'éducation et de communication, la formation du personnel chargé du recensement et une utilisation intensive de la télévision, de la radio et des réseaux sociaux. Des tournées de présentation en langues locales et des partenariats avec des établissements d'enseignement ont contribué à sensibiliser le public. Un centre d'appels et une plateforme d'envoi massif de SMS ont été mis en place afin de répondre aux questions du public, et un mot-dièse dédié, #KenyaCensus2019, a été utilisé afin de centraliser la communication en ligne. Un portail web et des signatures électroniques personnalisées ont également contribué à soutenir la campagne.
La Namibie a apporté des informations précieuses lors d'une réunion centrale au cours de laquelle des statisticiens régionaux ont partagé leur expérience en matière de collaboration avec les programmes de surveillance de quartier et les agriculteurs lors de la collecte de données. Cette approche locale a été recommandée dans d'autres régions afin de renforcer l'engagement communautaire et l'exactitude des données.
La Tanzanie a mené le recensement de la population et des logements de 2022 en mettant fortement l'accent sur la publicité et la sensibilisation à l'échelle nationale. La campagne, dont le slogan était « SENSA KWA MAENDELEO : JIANDAE KUHESABIWA » (« Recensement pour le développement : Préparez-vous à être recensé »), a été soutenue par deux commissaires au recensement et guidée par des directives publicitaires standardisées. Un mois avant le recensement, la campagne « SENSABIKA » a été lancée, touchant des millions de personnes par SMS et sur les réseaux sociaux. L'implication présidentielle a été déterminante : la présidente Samia Suluhu Hassan a annoncé la date du recensement, dévoilé le logo et s'est adressée à la nation le soir du recensement. Des feux d'artifice et le recensement anticipé des dirigeants nationaux ont contribué à renforcer l'engagement du public. Le gouvernement a financé 97 % du recensement, le reste étant pris en charge par des partenaires de développement.
